PCSI, MPSI, PC, PC*, MP, PSI, PSI* : toutes ces prépas scientifiques sont différentes ; pourtant elles ont un point commun : elles préparent leurs étudiants à passer les concours d’entrée en école d’ingénieurs.

PSI / PSI*

On accède en classe PSI ou PSI* (Physique et Sciences de l’Ingénieur) après une première année en classe PCSI option SII ou MPSI option SII, et plus exceptionnellement depuis une classe PTSI. Les classes étoilées PSI* dispensent une préparation plus intense en vue d’intégrer les écoles les plus prestigieuses. La filière PSI/PSI* propose une formation équilibrée de haut niveau en mathématiques et physique. Un enseignement important de sciences industrielles (SII) complète cet ensemble.

La classe de PSI est, au même titre que les classes de MP et PC, une classe de Mathématiques Spéciales (« Maths Spé »). C’est donc une formation de haut niveau centrée sur l’apprentissage des Mathématiques et les Sciences expérimentales, dans le but d’intégrer une école d’ingénieurs, ou une Ecole Normale Supérieure (ENS).

Baptiste, élève à l’ENSTA Bretagne militaire
promotion 2018, MPSI – PSI* – PSI*

« Deux à trois ans pour réaliser un objectif souvent flou et idéalisé. C’est ce que l’on se donne en arrivant en prépa. Je conserve un souvenir extrêmement positif de cette expérience où l’on apprend à coups intempestifs de DS et de khôlles. En effet, je ne pense pas qu’il y ait meilleure école pour apprendre le dépassement de soi, l’adaptation rapide, le travail en équipe et la remise en question. Mon profil plutôt mécanicien m’a orienté vers la filière PSI où j’ai pu tirer profit de mes compétences aux concours.  »

La grande différence entre la filière PSI et les deux filières MP et PC réside dans l’approche adoptée dans les enseignements. En MP et en PC, on s’intéresse aux aspects fondamentaux des sciences, c’est-à-dire que l’on cherche à élaborer des théories pour rendre compte des lois de la nature et de l’univers. À l’inverse, en PSI, on adopte une démarche beaucoup plus appliquée, en étudiant des systèmes concrets issus de la vie courante ou du monde de l’industrie et de l’innovation. Le cours de Sciences Physiques et Chimiques a pour but de fournir les modèles pour la compréhension des phénomènes élémentaires (fonctionnement d’un moteur, électronique, échanges d’énergie, lois de l’hydraulique…) en s’appuyant sur le formalisme développé en cours de Mathématiques. Le cours de Sciences industrielles pour l’Ingénieur quant à lui exploite ces modèles pour analyser et optimiser des systèmes complexes issus du monde de la robotique et des hautes technologies. Ainsi, si la PSI donne accès approximativement à toutes les écoles d’ingénieurs (à l’exception, évidemment, des Ecoles Nationales Supérieures de Chimie), elle constitue une voie de premier choix pour accéder aux écoles spécialisées dans ces thématiques, avec notamment toutes les écoles d’aéronautique ou du génie civil.

 

Les PSI* au forum des métiers de l’aéronautique (janvier 2020)

 

 

Une large place est faite à la pratique dans l’emploi du temps, avec, entre les Sciences industrielles pour l’Ingénieur, les Sciences Physiques et Chi-miques, et les Travaux d’Initiatives Personnelles Encadrées, un total de six heures de Travaux Pratiques hebdomadaires (cf. détail des horaires plus bas).

Les Travaux Pratiques en PSI*

  

   

   

 

L’effectif théorique maximal de la classe est de 48 élèves. En pratique, l’effectif moyen est de 34 élèves environ. Les Travaux Dirigés et les Travaux Pratiques sont organisés en demi-classe.

Pour quel Profil ?

La classe de PSI* est accessible, sans distinction, aux élèves issus de trois classes de première année scientifique :

  • Mathématiques, Physique et Sciences industrielles pour l’Ingénieur (MPSI) ;
  • Physique, Chimie et Sciences industrielles pour l’Ingénieur (PCSI) ;
  • Physique, Technologie et Sciences industrielles pour l’Ingénieur (PTSI).

Les élèves suivant actuellement leur scolarité dans une classe de première année (MPSI, PCSI, PTSI) ou de deuxième année (PSI) extérieure au lycée Dumont d’Urville peuvent candidater de manière libre pour entrer en PSI* (dossier à envoyer au lycée par voie postale ou électronique à la fin de l’année scolaire précédente). Les candidatures seront étudiées individuellement par les enseignants de la classe et le chef d’établissement. Les critères retenus dans l’examen du dossier sont le niveau académique (bulletins scolaires), les résultats aux écrits des concours (pour les élèves déjà en PSI souhaitant effectuer une troisième année), l’attitude et la motivation, et le nombre de places disponibles.

Que sont-ils devenus ?

À de rares exceptions près (maximum un ou deux élèves par an), tous les élèves de la classe se voient proposer une place en école d’ingénieurs à l’issue des concours. La plupart « intègre » une école. Certains font le choix de redoubler pour obtenir une place dans une école qu’ils n’auraient pas eu à la fin de leur deuxième année, d’autres préfèrent poursuivre leurs études à l’université en L3. Il arrive également de façon exceptionnelle qu’un élève se réoriente vers un autre parcours (faculté de médecine, faculté de droit, études de commerce…).

 

En moyenne, un ou deux élèves (données numériques non archivées) de chaque promotion intègrent une école militaire (ESM Saint Cyr, Navale, Ecole de l’Air, ENSTA Bretagne militaire).

 

Les taux indiqués correspondent au rapport du nombre d’élève admissible à l’effectif de la classe, indépendamment de l’inscription ou non de l’élève au concours considéré. Le taux d’admissibilité sur le concours Polytech – E3A, proche de 100 %, n’est pas reporté.

Nos élèves se distinguent !

Et si ça n’a pas fonctionné comme espéré ?…

Les élèves qui n’obtiennent aucune école peuvent, suivant leur niveau, entrer en L2 ou en L3 à l’université ; ils ne repartent donc pas de « zéro ». Dans l’immense majorité des cas, les élèves réussissent brillamment à l’université, se classant parmi les meilleurs élèves de leur formation. Certains font même le choix de retenter les concours d’entrée dans les grandes écoles par un concours spécifique via l’université, avec des résultats la plupart du temps remarquables.

Félix, élève à Polytech Grenoble
promotion 2018, PCSI – PSI*

« La prépa a été pour moi une période difficile où je ne faisais qu’une seule et unique chose, travailler. Mais en y repensant, qu’est-ce que ça valait le coup ! Après avoir passé les concours et réussi à intégrer une école d’ingénieurs, je me suis rendu compte de la très grande capacité de travail que j’avais acquise grâce à ce cursus et des facilités que j’ai maintenant. On nous en demande vraiment beaucoup, ce n’est pas facile tous les jours, au contraire, mais ce n’est que 2 ans à passer. Après ça, il y a tant de possibilités de poursuivre ses études dans un domaine qui nous plaît que je ne regrette rien et que je suis ravi d’avoir fait ma prépa au Lycée Dumont d’Urville. Je suis maintenant en 4e année à Polytech Grenoble en Informatique et Électronique des Sys-tèmes Embarqués et je pars faire un stage de 4 mois au Brésil dans le cadre d’un projet de robotique (RoboCup). »

Romain, élève à l’Université d’Aix-Marseille
promotion 2018, PCSI – PSI*

« Etonnement le volume de travail de PCSI à PSI était quasiment identique par contre les TPs étaient bien plus intéressants. La Prépa m’a apporté de bonnes connaissances dans plusieurs domaines (électronique, matériaux, maths, mécanique, CAO).
Une vie rythmée par les cours et le travail personnel. La prépa m’a aussi permis de rencontrer des personnes intéressantes et des amis. Après les classes prépas je suis rentré en troisième année de Licence Science pour l’Ingénieur parcours Ingénierie Mécanique à Marseille. Actuellement je suis en stage dans un Atelier de mécanique générale et de rectification à Gap (dessin et fabrication de pièces en métal, roulements, réparation de moteurs…). »

Joaquim, élève à l’école des Mines d’Albi
2018, PCSI – PSI*

« Dumont d’Urville m’a permis d’allier travail et plaisir. En effet bien que le travail soit conséquent, le cadre de vie (l’internat et le complexe sportif) rend cela plus facile. Si la MPSI m’a permis de prendre goût au travail et à la réussite qui l’accompagne, la PSI* est la formation idéale pour se surpasser. Enfin je repars, après ces deux années, avec des souvenirs et des rencontres qui resteront gravés en moi. »

Zoé, élève à l’INSA de Lyon
promotion 2018, PCSI – PSI*

« J’ai effectué mes classes préparatoires au Lycée Dumont d’Urville de 2016 à 2018. J’ai commencé en première année en PCSI (physique-chimie-science de l’ingénieur) en pensant poursuivre mes études dans la chimie et donc aller en PC (physique-chimie). Cependant durant ma première année j’ai découvert la science de l’ingénieure, tout l’aspect mécanique et électrique qui m’ont beaucoup plu et j’ai donc accédé à la PSI* (physique-science de l’ingénieur) en seconde année. (Comme quoi il ne faut pas force-ment rester sur ses positions et se forcer à découvrir d’autres matières) Suite à ces deux années j’ai passé les concours et j’ai in-tégré l’INSA de Lyon dans le département génie-civil et urbanisme. Je suis ravie de l’école que j’ai intégrée, les cours m’intéressent et la vie étudiante est géniale.
Durant mes deux années de prépa, j’ai certes travaillé en conséquence mais je n’ai pas pour autant sacrifié ma vie sociale (j’ai continué à faire du sport et à sortir avec mes amis), je pense que ce n’est pas mon tempérament et la formation au lycée de Du-mont m’a permis de trouver une bonne alternative. Néanmoins, le rythme est soutenu (entre les colles et les DS aucun répit n’est autorisé) et régulièrement j’ai eu des moments de doute et de découragement, à ce moment-là j’étais ravie d’être près de chez moi avec ma famille qui m’a toujours soutenue et motivée. Même si les résultats des DS ne sont pas toujours positifs, je ne me suis pas découragée et j’ai maintenu mon rythme jusqu’au concours. L’ambiance dans ce lycée entre les étudiants est idéale, j’avais un apriori concernant l’esprit de compétition que l’on pouvait entendre dans les classes préparatoires. Cependant, j’ai ren-contré des personnes extraordinaires avec qui j’ai lié des liens d’amitié très fort et sur qui j’ai pu compter pour les cours ou même moralement tout au long des deux années.
La classe préparatoire m’a appris des connaissances scientifiques c’est évident mais aujourd’hui ce que je retiens c’est surtout l’efficacité que nous avons suite à ces deux années. J’ai appris à devenir efficace, à ne pas être submergée par le travail, à être méthodique et ordonnée et surtout à relativiser dans des situations de stress. Malgré l’exigence des professeurs et le rythme soutenu (les DS tous les samedis matin, c’est contraignant mais ça fait partie de la formation), ces deux années ont été extrême-ment bénéfiques et surtout ça en vaut la peine. En effet, tous les étudiants avec qui j’ai gardé des liens sont ravis de leurs écoles respectives. J’ai longuement hésité avant de m’inscrire en classe préparatoire à Dumont mais aujourd’hui je ne le regrette pas. »


Nom :  SIMONDI                Prénom : Marion

Filière et année de la SUP : PCSI 2013-2014

Filière et année(s) de la SPE : PC 2014-2015

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école? 

J’ai intégré l’ ENSISA (Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Sud Alsace) dans une spécialité Textile & Fibres.

Racontez-nous en quelques lignes vos années d’étude après la prépa :

Lors de ma première année, j’ai eu l’occasion de faire mon stage chez MILLET MOUNTAIN GROUP pendant 1 mois et demi, dans un laboratoire en tant qu’ingénieur qualité, dans lequel j’étais en charge de la qualité des matières textile pour les futures collections.

Pour ma troisième année, je suis partie en chine à Shanghai pour faire mon semestre à l’étranger. Puis j’ai effectué mon stage de fin d’études chez AIGLE INTERNATIONAL pendant 6 mois en tant que Fabric manager. J’ai été  l’intermédiaire d’une grande équipe (designer, marketing, producteur, fournisseur) pour développer les collections avenir. Mon stage a été prolongé par un CDD de 3 mois 

Que faites-vous maintenant ? Combien de temps avant de trouver votre premier emploi ?

Après mes années d’ingénieur, je suis partie en Irlande pendant 4 mois, pour l’anglais !!!

En revenant, en septembre 2019, j’ai commencé un double diplôme en management à l’IAE de TOULON dans le but de développer mes compétences managériales. Je suis donc aujourd’hui pour la deuxième fois en stage de fin d’études, pour valider ce diplôme. Un stage de management chez ENEDIS, pour piloter une équipe et mener à bien des projets. Mon objectif est d’utiliser mes capacités Textiles avec mes capacités de management pour trouver le boulot qu’il me plaît ! Je n’ai donc pas encore de premier vrai emploi.

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades 

Deux superbes années, qui m’ont permis de développer des capacités de travail incroyables, et pourtant, je n’avais pas forcément de bon résultats, mais cela n’empêche rien ! Ce qui m’a permis de vivre l’école d’ingénieur et l’IAE très sereinement. La méthode de travail acquise en prépa est la clé pour une réussite plus facile. 

L’ ambiance n’était absolument pas compétitive, il y avait une entre-aide Etudiants/Etudiants amicale. Les profs ont été au top, un suivi très familial, avec toujours de l’espoir et de la joie de vivre en toutes circonstances. Je n’ai absolument pas subi ma prépa et j’en remercie mes profs et mes camarades qui ont participé à cela !

Conseilleriez-vous à un élève de Terminale de venir en prépa ? 

OUI !!! Ceux sont deux années de travail très intensives MAIS il faut y croire, ne jamais abandonner, se battre car un jour ou l’autre cela servira !! Effectivement, je n’ai jamais été dans les premiers de la classe, mais je n’ai jamais perdu espoir, je garde de super souvenir de ma prépa et j’ai réussi à trouver une voix dans laquelle je m’éclate ! On ne s’en rend pas compte immédiatement, mais ce qui est appris en prépa, sur le fond mais aussi et surtout sur la forme, vous facilitera vos projets futurs.

Nom :   AUTRAN                Prénom : Pierre-Olivier

 Filière et année de la SUP : PCSI en 2011-2012

 Filière et année(s) de la SPE : PC 2012-2014

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école ? 

Ecole d’ingénieur Polytech Montpellier filière Matériaux, diplômé en 2017

Racontez-nous en quelques lignes vos années d’étude après la prépa :

1ère année : Polytech Montpellier MAT (stage 1 mois Laboratoire INRA Montpellier)

2ème année : Polytech Montpellier MAT (stage 3 mois à l’European Synchrotron Radiation Facility – ESRF Grenoble)

3ème année : 6 mois Erasmus étude Suède à Linköping University, 6 mois stage MAX IV Synchrotron Laboratory, Lund Suède. 

Que faites-vous maintenant ? Combien de temps avant de trouver votre premier emploi ?

En thèse depuis Octobre 2017 et futur docteur en Physique fin 2020. Emploi trouvé pendant mon stage de fin d’étude. Thèse sur les matériaux hétérogènes multi-phasés à l’European Synchrotron Radiation Facility – Ligne de lumière ID22. En pratique, étude de matériaux du patrimoine par diffraction des Rayons X. 

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades 

Durant les années de prépa, les relations avec les autres élèves sont primordiales, l’internat en Sup et en Spé m’a vraiment aidé dans mon travail quotidien. Avec les professeurs rien de comparable avec l’image rétrograde que l’on entend partout. Ils sont à l’écoute, donnent beaucoup de travail certes, mais préparent à la réalité des concours (et parfois même, font de très bons gâteaux !).

Concernant l’après-prépa, l’arrivée en école d’ingénieur est assez simple, on a beaucoup d’avance, mais avance qui est vite perdue. J’ai vu d’autres élèves de prépa se laisser aller…

Conseilleriez-vous à un élève de Terminale de venir en prépa ? 

Oui à 100%, pour la construction cérébrale que ça apporte, se mettre en dehors de sa zone de confort reste le meilleur moyen d’apprendre.

La prépa donne un sens plus poussé de la rigueur dans son travail, j’ai remarqué que le niveau d’exigence que j’avais vis-à-vis de mon travail était plus important que la majorité des autres étudiants venant d’ailleurs. Cela dit, ne pas tomber dans le piège de choisir la meilleure école d’ingénieur. Il n’y a pas de meilleure école, il y a juste de bons étudiants. Seule l’insertion professionnelle a de l’importance. On peut être major de promo en école d’ingénieur est être encore sans emploi 1 an après sa sortie (histoire vraie).

Nom :   LAPERTOT                Prénom : Arnaud

Filière et année de la SUP : PCSI 2012-2013

Filière et année(s) de la SPE : PC 2013-2015

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école? 

J’ai intégré l’école Polytech Marseille en spécialité mécanique et énergétique ME

Racontez-nous en quelques lignes vos années d’étude après la prépa :

J’ai passé 3 ans à Polytech avec une grande promo de 80 étudiants en ME. Les cours me semblaient plus simples et moins théoriques qu’en prépa. On avait régulièrement des projets en binôme ou en trinôme. Je n’ai eu presque aucun rattrapage sauf l’anglais TOEIC (mon éternel point faible) et j’ai eu mon diplôme sans trop de difficulté puisque j’ai eu mon TOEIC à la dernière année. On devait faire un stage par an, la première année 1 mois, la deuxième année 2/3 mois et la troisième année 5/6 mois. Il était vraiment difficile de trouver un stage pour les 2 premières années alors j’ai fait un stage militaire pour la première année et un stage de communication dans un musée en deuxième année. En troisième année, j’ai fait mon stage recherche au laboratoire IUSTI sur l’élaboration d’une méthode d’optimisation appliquée à des systèmes énergétiques.

 Que faites-vous maintenant ? Combien de temps avant de trouver votre premier emploi ?

Aujourd’hui, je suis en deuxième année de thèse au laboratoire IUSTI dans le domaine de l’optimisation des systèmes énergétiques. Les directeurs de stage m’ont proposé une thèse dans la même thématique. Actuellement, je suis en train de rédiger des articles scientifiques pour des journaux tels que Renewable Energy ou des articles des congrès (société française de la thermique SFT). A côté, je fais un peu d’enseignement en tant que moniteur à l’IUT en spécialité génie thermique et énergétique. En tout cas, ça avance doucement mais surement ! 

 Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades 

Pour moi, j’ai passé de très bonnes années quand j’étais en prépa. Les cours étaient difficiles mais on était bien encadrés. Il y avait une bonne ambiance entre les étudiants à l’internat où l’on s’entraidait beaucoup. Je garde un très bon souvenir des relations profs-élèves, les profs étaient toujours à l’écoute.

Conseilleriez-vous à un élève de Terminale de venir en prépa ? 

Oui mais j’imagine qu’il y a des prépas plus stressantes que d’autres.

Nom : PUJA                Prénom : Pauline

Filière et année de la SUP : PCSI 2011-2012

Filière et année(s) de la SPE : PC 2012-2013

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école? 

Après une 5/2, j’ai intégré une école d’ingénieurs spécialisée dans le BTP, l’ESITC à Caen.

Racontez-nous en quelques lignes vos années d’étude après la prépa :

En première année d’école, j’ai commencé par un stage ouvrier sur 3 semaines dans le bâtiment dans la région toulonnaise (le centre commercial Avenue 83). Les matières de la première année sont déjà bien tournées vers le BTP et l’on commence à faire des visites de chantier. Une ambiance familiale m’a beaucoup plu dans cette école où je me suis très bien intégrée. On nous pousse à avoir une vie sociale et à étudier en même temps. Beaucoup de projets de groupe sont à réaliser au cours des 3 années. J’ai eu beaucoup de mal cependant avec l’anglais. C’est le TOEIC qui était obligatoire dans mon école et ayant presque abandonné cette matière au profit de l’espagnol en prépa, j’ai eu beaucoup de difficultés. Cela m’a même valu un redoublement et un séjour de 3 mois en Angleterre (fille au pair, woofing dans des fermes..). A mon retour, j’ai finalement atteint le niveau requis et poursuivi mes études. Un stage de 3 mois en conduite de travaux à Vitrolles dans les Travaux Publics puis un stage de 3 mois dans un bureau d’études structures métalliques à Fos-sur-Mer avant de terminer mes cours durant 6 mois à Grenade en Espagne. Un Erasmus très intéressant mais pas si facile. J’ai fini par un stage de fin d’études chez Bouygues Bâtiment en Ile de France sur un bâtiment de bureaux en conduite de travaux. 

Que faites-vous maintenant ? Combien de temps avant de trouver votre premier emploi ?

Je suis actuellement conductrice de travaux chez Construction Privée (Bouygues Bat Ile de France) en région parisienne depuis 1an et demi, j’ai été embauchée dès la fin de mon stage de fin d’études avant même ma dernière soutenance. Je travaille sur la construction de bureaux, projets entre 55 et

85 millions d’euros pour des investisseurs privés. Mes journées sont partagées entre le bureau et le chantier, c’est ce que j’apprécie le plus. Les relations humaines sont également très présentes et il faut sans cesse améliorer sa communication pour progresser. Mais chaque chantier est aussi une aventure humaine et de belles réalisations dont nous sommes très fiers à la fin.

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades 

J’ai passé de très bonnes années en prépa, dans une très bonne ambiance je m’y suis fait des amis dont je suis toujours très proche aujourd’hui. J’ai des bons souvenirs de mes profs également, que j’aimerai passer revoir à l’occasion aussi (mais avec le travail désormais les vacances sont rares); j’ai apprécié leur investissement et je me souviens qu’ils étaient toujours disponibles même par mail ! 

Conseilleriez-vous à un élève de Terminale de venir en prépa ? 

La prépa m’a permis de gagner 2ans pour déterminer le métier que je voulais faire ou au moins le secteur dans lequel je souhaitais travailler. Je suis fière d’avoir présentée des concours et réussi à intégrer une école qui m’a bien formée et cela m’a donné confiance en moi. Pour être tout à fait honnête, si un élève sait exactement ce qu’il souhaite faire comme métier en terminale, je lui conseillerai plutôt une école en prépa intégrée directement mais si ce n’est pas le cas, bien sûr que je conseille la prépa. On y est beaucoup mieux entouré qu’en licence ou autre et un diplôme d’ingénieur est réellement reconnu surtout lors des premières années lorsque l’on commence à travailler.

Nom : GABOREAUD                Prénom : Julian

Filière et année de la SUP : PCSI 2011-2012

Filière et année(s) de la SPE : PC 2012-2013

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école? 

Après ma Spé, j’ai intégré une école d’ingénieur (ESME Sudria) sur le concours E3A

Racontez-nous en quelques lignes vos années d’étude après la prépa :

Après la prépa, j’ai intégré l’ESME Sudria à Paris en apprentissage. Suite à mon parcours, ils m’ont accepté directement et je me suis mis en recherche d’un patron. Venant de filière générale, j’ai eu un peu de mal à trouver un employeur. J’ai finalement signé chez Spie Batignolles Energie un contrat d’apprentissage pour 3 ans. Le cycle d’alternance était assez sympa car nous avions 2-3 mois à l’école puis 2-3 mois en entreprise. Le fait d’avoir fait une prépa m’a permis de vraiment m’amuser en école d’ingénieur car j’avais développé un bon esprit d’analyse.

Que faites-vous maintenant ? Combien de temps avant de trouver votre premier emploi ?

Aujourd’hui, je suis ingénieur en conception fluide dans le bureau d’étude Barbanel. Je m’occupe du dimensionnement des productions et terminaux CVC (Chauffage, Ventilation, Climatisation) et de la faisabilité des projets. L’entreprise traite des projets tertiaires (bureaux, hôtels, centres commerciaux, …) de 15 000m² jusqu’à 100 000m².

J’ai trouvé mon premier emploi avant la sortie de l’école car Spie Batignolles m’a proposé un CDI suite à mon apprentissage.

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades 

Faire une prépa m’a vraiment été bénéfique car j’y ai appris une bonne méthode d’analyse et de réflexion. J’ai un très bon souvenir de mes années de prépa, l’ambiance était sympathique, il y avait vraiment une unité aussi bien entre les étudiants qu’avec les professeurs, ce qui permettait de travailler dans de bonnes conditions et de vraiment se sentir soutenu lorsqu’il y avait des difficultés.

Conseilleriez-vous à un élève de Terminale de venir en prépa ? 

Absolument

Nom : ZITTOUN                Prénom : Alexandre

Filière et année de la SUP : MPSI 2010-2011

Filière et année(s) de la SPE : Pas effectuée – Licence 2 PC à l’Université La Garde

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école? 

Suite à une première année MPSI, je me suis orienté vers une L2 PC à l’Université de la Garde. Cette L2 possédait une passerelle permettant une intégration au sein de l’ISITV à l’Université de la Garde, sans passer par les concours (E3A pour l’ISITV à l’époque, CCP pour SEATECH désormais).

Racontez-nous en quelques lignes vos années d’étude après la prépa :

Au sein de l’ISITV, et de la section Marine, j’ai suivi 3 stages :

  • SNSM, stage (découverte de l’entreprise) de 1ère année d’école d’ingénieur à Hyères
  • Florida Atlantic University, stage (à l’étranger) de 2ème année d’école d’ingénieur à Miami
  • Planitec – Groupe Setec, stage (de fin d’études) de 3ème année d’école d’ingénieur à Paris

Que faites-vous maintenant ? Combien de temps avant de trouver votre premier emploi ?

Manager Confirmé dans une société de conseils en ingénierie depuis 4 ans (ABYLSEN), je gère aujourd’hui une équipe de 40 personnes en prestation technique sur Sophia-Antipolis, dans les secteurs de l’Informatique, du BTP, de la Banque et de la Pharma.

Fin des études : Aout 2015

Début du travail : Février 2016

Temps de recherche : environ 6 mois

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades 

Pour le coup, j’ai eu l’occasion de faire une année en prépa, et une en licence (donc parcours plus « classique »). L’année prépa forge le caractère, elle impose une tendance et une rigueur de travail importante ! Elle est aussi un socle important pour les sociétés en recherche de potentiels candidats.

A l’inverse, elle peut rendre amorphe certaines personnes qui ne sont pas « cablées » pour la prépa et perdre des candidats souhaitant s’orienter vers les sciences.

L’ambiance est contrastée. Les relations entre camarades sont fortes si l’entente est bonne ; destructrices si ce n’est pas le cas.

Conseilleriez-vous à un élève de Terminale de venir en prépa ? 

Oui, s’il est informé d’où il va mettre les pieds… !

Nom :   EDET                Prénom : Mathieu

Filière et année de la SUP : PCSI 2012-2013

Filière et année(s) de la SPE : PTSI puis PSI en Nouvelle-Calédonie

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école ? 

A l’issue de la Spé, j’ai intégré l’école SeaTech , à Toulon 

Racontez-nous en quelques lignes vos années d’étude après la prépa :

Je garde de très bons souvenirs de ma vie étudiante suite aux années de prépa. J’ai fait l’intégralité de mes stages en France (Océanide, SKF et Naval Group) pour obtenir mon diplôme d’ingénieur. J’ai ensuite fait un Master Spécialisé à l’ENSTA Bretagne en management de projets maritimes à la suite duquel je suis parti en Norvège pour un stage de 6 mois à Offshore Simulator Centre (OSC) dans la ville d’Ålesund en Norvège.

Que faites-vous maintenant ? Combien de temps avant de trouver votre premier emploi ?

Je suis project manager/engineer junior chez OSC, l’entreprise est petite et dynamique ce qui permet d’avoir un spectre de responsabilités élevées rapidement. J’ai immédiatement trouvé mon premier emploi dans la continuité du stage.

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades 

La prépa est une expérience exigeante et nécessite beaucoup de sacrifices. C’est parfois décourageant mais avec le temps et du recul j’y ai acquis de la résilience et rencontré des amis proches avec qui j’échange toujours. J’y ai également appris que le succès est une variable corrélée à l’investissement personnel. Il y avait une très bonne ambiance de classe ainsi qu’à l’internat, Les profs étaient toujours disponibles et prêts à aider les élèves dans les moments difficiles.

Conseilleriez-vous à un élève de Terminale de venir en prépa ? 

Si la motivation est là, définitivement. Il y a beaucoup de fausses idées reçues sur la prépa (élèves en constante compétition etc…) qui peuvent probablement rebuter certains candidats. Je dirais qu’en regardant en arrière cela valait le coup: c’est une expérience formatrice qui prépare à la future sélection du monde du travail, les concours pourraient s’apparenter à la préparation d’un entretien d’embauche ou au lancement d’une boîte. Dans tous les cas cela requiert de la motivation et un investissement personnel certain. C’est une période parmi tant d’autres sur le chemin de la vie dont l’issue est une sélection. Il n’y a pas d’années gâchées en prépa, on en tire forcement une leçon et une connaissance de soi.

Nom : SIMONOVICI                Prénom : Noël

Filière et année de la SUP : PCSI 2008-2009

Filière et année(s) de la SPE : PC 2009-2011

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école? Phelma, INP Grenoble – (Physique Matériaux Procédés)

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades ?

Il est certain que ces 3 années à Dumont ont « façonné » l’ingénieur et l’homme que je suis aujourd’hui, bien davantage que mes autres années. Mais je pense que c’est aussi parce que le rythme et l’ambiance de Dumont me convenaient parfaitement et que j’ai pu m’y épanouir. Plus pratiquement, j’ai gardé les souches de mes connaissances post-concours écrits de 5/2, ce qui me permet de ne pas avoir peur de la plupart des sujets scientifiques même si je n’y connais rien, je n’ai pas peur de comprendre.

Nom : BRU                Prénom : Marion

Filière et année de la SUP : PCSI 2008-2009

Filière et année(s) de la SPE : PC 2009-2011

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école?   HEI Lille

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades ?

La classe prépa, et surtout l’internat, m’a laissé de merveilleux souvenirs. La prépa nous fait évoluer dans une bulle, ce qui finalement soude les élèves.

Nom : HAMZA                Prénom : Leïla

Filière et année de la SUP : PCSI 2008-2009

Filière et année(s) de la SPE : PC 2009-2011

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école?   CPE Lyon

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades ?

Mes deux années en CPGE ont été deux années riches en émotions. Elles m’ont permis de me dépasser, d’apprendre énormément de choses (sur le plan scientifique mais aussi sur l’organisation etc.) Arrivés en école, on galère beaucoup moins.

Nom : LEROY                Prénom : Benjamin

Filière et année de la SUP : PCSI 2008-2009

Filière et année(s) de la SPE : PC 2009-2011

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école?   ENSCPB Boradeaux

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades ?

La prépa nous prépare à une certaine rigueur et à endosser des charges de travail importantes. Cela est très important pour s’adapter au mieux au rythme de l’école d’ingénieur qui, bien que différent de la prépa, nécessite beaucoup de sérieux.

Nom : GOURRIN               Prénom : Gaël

Filière et année de la SUP : PCSI 2008-2009

Filière et année(s) de la SPE : PC 2009-2011

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école?   ENSIP Poitiers

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades ?

La prépa m’a grandement servi…. en fait, ce que je fais en ce moment c’est la prépa mais pour béton armé autant dire que je travaille comme en prépa et que contrairement à ceux qui n’en n’ont pas fait, le changement de rythme est moins dur à accepter !

Nom : DIAF               Prénom : Djaffar

Filière et année de la SUP : PCSI 2008-2009

Filière et année(s) de la SPE : PC 2009-2011

Quelle orientation à l’issue de la Spé ? Avez-vous intégré une école?   Polytech Clermont-Ferrand, filière Génie Physique

Quel regard portez-vous sur vos années prépa ? Qu’en avez tiré ? Que gardez-vous comme souvenir de l’ambiance, des relations profs/élèves ? Des relations avec vos camarades ?

La prépa m’a forgé un mental qui m’a bien servi par la suite parce qu’en école d’ingénieur ce fut très dur aussi (contrairement à ce que croient les étudiants en prépa). L’adaptabilité et la réactivité dont on doit faire preuve lors des khôlles et des interros surprises deviennent de fidèles alliés par la suite. Pour conclure, l’organisation dans le travail reste, à mon avis, une compétence essentielle pour assurer la suite des études et ce qui s’en suit.